La santé des Guadeloupéens à la loupe

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Trois Guadeloupéens sur 10 ont renoncé ou retardé des soins en 2019

Délais d’attente trop longs, coûts trop élevés, problèmes de transport ou simplement absence de spécialistes…En Guadeloupe, il est fréquent qu’une personne reporte ou renonce à un soin. Une réalité mise en lumière par l’enquête Santé Dom publiée par l’INSEE*.

 

Une fois n’est pas coutume…Réalisée tous les six ans dans l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, l’enquête Santé réalisée par l’Insee (Institut national de la santé et des études économiques) a été menée pour la première fois dans l’ensemble des départements d’outre-mer de juillet à décembre 2019.

L’enquête santé Dom révèle, entre autres, que six Guadeloupéens sur dix s’estiment en bonne santé, la moitié est obèse en surpoids, mais aussi que trois sur dix retardent ou renoncent aux soins.
En effet, selon l’enquête, “une très large majorité de la population guadeloupéenne de 15 ans ou plus a eu recours à des soins médicaux en 2019 (91 %). Néanmoins, 28 % d’entre eux ont dû les retarder et parfois même y renoncer pour les raisons suivantes : délais d’attente trop longs, coûts trop élevés, problèmes de transport ou simplement absence de spécialistes”. Résultats :  des prises en charge en urgence trop tardives.

“En Guadeloupe, le principal renoncement financier concerne les soins dentaires pour 17 % de la population. Par ailleurs, 12 % des Guadeloupéens ayant besoin de matériel d’optique ne peuvent pas disposer d’une somme pour les payer, et 8,6 % renoncent pour raison financière à des consultations ou examens médicaux. Quelles qu’en soient les raisons, les femmes retardent ou renoncent davantage à des soins que les hommes (32 % contre 24 %).”

L’enquête révèle également que la part des Guadeloupéens de 15 ans ou plus se déclarant en bonne santé (58 %), bien qu’en augmentation par rapport à 2014, est quasi similaire à celle de la Martinique (55 %) mais reste inférieure à celle de France métropolitaine (71 %). Les problèmes de santé entraînent des limitations d’activité pour un tiers de la population.

Un risque accru face au Covid-19

La moitié de la population est obèse ou en surpoids, ce qui favorise l’apparition de pathologies à risques, comme l’hypertension artérielle ou le diabète. Les femmes sont les plus touchées notamment avec 23 % d’obésité et 14 % chez les hommes.
Avec des prévalences aussi importantes en matière de pathologies à risque, il n’est pas étonnant d’apprendre au cours de cette enquête que 55 % des Guadeloupéens présentent un risque accru face au Covid-19.

Parmi les 15 ans et plus, les trois pathologies chroniques les plus répandues sont l’hypertension artérielle (25 %), l’obésité (19 %) et le diabète (13 %). Les plus de 65 ans sont tous considérés comme plus fragiles face à la pandémie : ce critère concerne près d’un Guadeloupéen sur quatre.

Du 03 août 2020 au 10 janvier 2021, 176 patients ont été hospitalisés en réanimation en Guadeloupe : 90 % d’entre eux présentaient au moins un facteur de risque dont les plus fréquents étaient l’hypertension artérielle, le diabète, l’âge (65 ans et plus) et l’obésité. Par ailleurs, les études de Santé Publique France révèlent qu’être atteint de plusieurs comorbidités favorise d’autant plus le risque d’hospitalisation.

En Guadeloupe, 28 % de la population présente au moins deux facteurs de risques, dont 12 % au moins trois. Les 65 ans et plus sont particulièrement exposés, 36 % d’entre eux ayant au moins trois facteurs de risques (leur âge étant l’un d’eux).

 

(Source : www.insee.fr)

 

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