Les algues sargasses continuent de défigurer nos littoraux et sont une catastrophe pour les riverains. Odeurs pestilentielles, dommages sur les appareils électroniques voire gêne respiratoire et autres problèmes de santé, ces algues provoquent de nombreuses nuisances. Sans oublier que lorsqu’elles arrivent en grande quantité, elles empêchent les professionnels de la mer de travailler. Le Conseil départemental se mobilise pour réduire cette gêne occasionnée.
Les algues sargasses ont particulièrement impacté la Désirade ces derniers jours. Des échouages massifs sont arrivés la semaine passée compliquant l’accès à l’île. L’entretien et le bon fonctionnement de ce port étant de la compétence du Conseil départemental, l’institution a entrepris l’enlèvement de ces amas d’algues en décomposition qui génèrent de nombreux problèmes.
Sans détailler les risques sanitaires liés au gaz qu’elles dégagent, ces algues sont aussi un frein à l’activité économique de la mer. Différentes études montrent que l’échouement massif d’algues sargasses s’inscrit
dans la durée avec une périodicité qui reste aléatoire. Depuis la recrudescence de
ces échouements sur notre littoral, le Conseil départemental indique avoir mis en œuvre
d’importants moyens d’enlèvement des volumes d’algues dans les périmètres
portuaires qui relèvent de ses compétences.
Des interventions sont actuellement en cours au port de la Désirade, où il s’agit de
garantir la continuité des rotations maritimes et de garantir l’accès aux
professionnels de la mer. Il en est de même pour le port de pêche et de passagers
de Terre-de-Bas. Le Département intervient, en outre, pour l’enlèvement des
sargasses dans les ports de pêche de l’anse Dumont au Gosier, de Sainte-Marie
(Capesterre-Belle-Eau) et de Capesterre de Marie-Galante.
Des interventions qui coûtent cher
Pour rappel, les dépenses liés à l’enlèvement de sargasses sur ces différents sites
ont atteint 1 500 000 euros en 2018, 700 000 euros en 2019 et 600 000 euros en
2020. Au 27 juillet, la collectivité départementale avait déjà engagé 900 000 euros,
pour l’année en cours.
Une réunion de crise s’est tenue en sous-préfecture, mardi 27 juillet, compte tenu
de la situation particulière de la Désirade, victime d’un arrivage massif enregistré
au cours du week-end dernier. Lors de cette rencontre, le Département a fait les
propositions suivantes :
– poursuite des opérations d’enlèvement de sargasses et adaptation des moyens
en fonction du rythme d’arrivage,
– analyses physico-chimiques de la qualité des eaux du bassin portuaire,
– diagnostic et vérification de l’épaisseur d’algues présentes dans le fond du
bassin
– ratissage et enlèvement des sargasses du bassin, le cas échéant.
Par ces interventions, il s’agit pour le Conseil départemental, de garantir le
maintien de la continuité territoriale, en portant une attention toute particulière aux
ports où sont assurés les services de transport de passagers ou de marchandises.
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